Réveillon du Nouvel An : les clients se ruent sur les bâches, par mesure de précaution

bâches

À La Réunion, la fin de décembre rime avec averses et préparatifs. Malgré un temps annoncé plus clément, beaucoup préfèrent se couvrir. Dans les magasins, les achats s’accélèrent à l’approche du 31 décembre. Les bâches deviennent un réflexe de précaution. Elles servent à protéger un repas dehors, une voiture, ou une terrasse. Les rayons se vident vite, surtout sur certaines tailles.

Ruée sur les bâches dans les magasins de l’île

Le mouvement s’observe dès le 30 décembre, dans plusieurs enseignes, confirme linfo.re. Des clients arrivent avec des mesures précises. Un acheteur cherche une toile de 3 mètres sur 4. Il repart bredouille, faute de stock. « Il n’y en a plus », glisse-t-il, avant de changer de dimension.

Face aux ruptures, chacun s’adapte. Certains acceptent un format différent, quitte à revoir le budget. L’important reste la protection, avant la soirée. D’autres font un achat d’appoint, en prévision d’une pluie soudaine. Dans les rayons, les bâches s’arrachent plus vite que prévu.

La scène se répète en boucle. Un client évoque un ancien format de 1,5 mètre sur 6. Il dit ne plus le trouver cette année. Pour lui, ce produit « dépanne » pendant les fêtes. Cette logique de dernier moment nourrit un va-et-vient constant, jusqu’à la fermeture.

Stocks sous tension et bâches vendues par centaines

Les équipes ont pourtant anticipé la demande, selon les responsables. Willy Rougemont, magasinier et chef de dépôt à Saint-Denis, explique avoir constitué un stock tôt. Malgré ces volumes, certaines références manquent. Il parle d’« une dizaine de modèles » déjà indisponibles. Pour lui, l’achat reste lié à la crainte de la pluie.

Les chiffres donnent l’ampleur du phénomène. Sur cinq magasins de l’île, entre 300 et 400 unités partent chaque jour. À Sainte-Clotilde, le volume atteint 100 à 150 ventes quotidiennes. Les réassorts ne suffisent pas toujours. Les clients prennent ce qu’ils trouvent, pour ne pas repartir les mains vides.

La tension sur les tailles accélère la ruée. Quand un modèle manque, un autre le remplace. Une toile sert à couvrir un buffet, un coin repas, ou un salon de jardin. Les achats se font souvent en une minute. Dans ce contexte, les bâches deviennent presque un indispensable, la veille des festivités.

Le poids de la météo dans les préparatifs

Cette nervosité se comprend aussi par l’actualité météo récente. Le 30 décembre, Météo-France a placé le Nord, l’Est et l’Ouest en vigilance orange. La préfecture a évoqué des sols saturés. L’institut a mentionné des cumuls de 50 à 100 millimètres en six heures. Localement, 150 millimètres étaient possibles.

Une amélioration restait attendue dans la journée, avec un retour à la vigilance jaune. Pourtant, l’incertitude demeure sur les averses locales. Météo-France décrit un flux chaud et humide autour des fêtes. Jusqu’au Nouvel An, le risque de pluies fortes persiste par endroits. Un aspect orageux peut aussi survenir.

Dans ce décor, les bâches rassurent. Les familles veulent éviter une soirée écourtée. Les commerces, eux, ajustent les commandes. Les arrivages restent liés aux références disponibles. Si les pluies reprennent, la demande pourrait repartir. Si le ciel se calme, les achats devraient retomber.

Les prochains bulletins pourraient calmer ou relancer la demande

À mesure que le 31 décembre approche, les magasins surveillent les réassorts. Les clients suivent les bulletins, avant de trancher. Un temps plus stable pourrait limiter les achats. Une averse imprévue suffit aussi à relancer la course. Dans le doute, beaucoup gardent la même stratégie. Les bâches restent une solution simple, rapide et concrète, pour sécuriser la soirée.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut